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Une page avec les films que j'ai bien aimé

Stendhal Syndrome

7 avril 2005

Bon, j'en ai vu un bon paquet de films entre temps, mais celui-là c'est mon premier de Dario Argento. A vrai dire, je ne le connaissais que de (re)nom pour son côté gore... en fait j'ai découvert plutôt son côté psychologique, où avec ce film, il emmène sa fille (la très séduisante Asia Argento) dans des zones tout à fait limites. Ce film construit comme un film fantastique (au départ) plonge peu à peu dans le policier qui dérape sur quelque chose de plus bizarre et dérangeant.

Ce film a vraiment quelque chose de particulier et de fort, mais je trouve qu'il remue un peu trop, et je préfères à ce style de film "d'horreur" réaliste des films gore, trash et marrants, command Braindead ou Toxic Avenger. M'enfin, c'était quand même une découverte touchante... si ce n'est que Asia Argento a un peu trop la vedette (oui, elle est charmante, mais bon...)

8 Mile

15 janvier 2005

Qui l'eut crû, je viens de regarder un film fictiono-biographique sur et avec Eminem. Je dois dire qu'un bon paquet des mes à-priori sur le rap sont tombés d'un coup, et j'en ai profité pour choper quelques MP3s?...

De l'énergie, de la tenacité, et le fait que même si c'est pas facile, on peut s'en sortir tout seul avec de la volonté. Autant dire que c'est une attitude qui me plaît bien, mais en dehors de ça, on découvre vraiment Eminem (pour ceux qui comme moi, ne le connaissaient pas vraiment), come un "produit de son environnement" mais qui a conscience d'évoluer dans la merde et qui essaie de mener sa barque en conséquence.

C'est comme tout ces trucs qui nous semblent étrangers, il suffit parfois de les rencontrer sous le bonne angle, avec la bonne approche pour comprendre qu'en fait ils n'étaient pas si inintéressants.

Au final, c'est un film qui m'a bien marqué, et que je ne saurais que conseiller, rien que pour découvrir le personnage. A apprécier surtout, la verve des "battles" !

Battle Royale

01 novembre 2004

La vie est parfois une jungle sans pitié, alors pourquoi ne pas troquer les buildings pour une île déserte où tout une classe de collégiens se retrouvent, sans trop comprendre pourquoi, à devoir s'entretuer pour survivre.

Aussi absurde que ça puisse l'être "Battle Royale" nous montre la déterioration (rapide) et l'équilibre (précaire) des relations humaines lorsque la survie est en jeu. Chacun choisira sa voie, le suicide, l'attaque aveugle, les assasinats sournois, la manipulation ou... l'entraide.

La constante c'est que finalement, le contexte extrême et la débauche de sang et de membres coupés ne sont qu'un décor pour le fond, qui lui est bien réel, où l'on se rend compte de la fragilité des relations sociales, que l'on cherche à créer ou à maintenir.

Lorsque sa propre survie est en jeu, on ne peut plus être sûr de personne, ni même de soi. Pourtant, c'est rarement tout seul que l'on s'en sort. Curieusement, derrière le déluge de violence forcée, se cache un message plutôt positif - la force de l'entraide et de l'amitié - qui accuse directement la violence de la société japonaise (l'adjectif est optionnel), qui pousse plutôt les mauvais côtés que les bons.

Le thème me paraît en tout cas très japonais, et je ne pense pas que c'est un genre de film qui aurait pu sortir du cerveau d'un européen : nous n'avons pas une pression sociale aussi importante qu'au Japon, où il faut avancer coûte que coûte, quitte à faire un "burn out". D'ici, le Japon donne l'impression d'être une grande fourmilière où il faut faire des sacrifices pour que le pays s'en sorte et reste à son niveau...

Canibal Holocaust

28 octobre 2004

Voilà un film que je voulais voir depuis un bon bout de temps après en avoir lu de bonnes choses dans Technikart.

Tout commence par l'expédition de jeunes reporters têtes brulées en Amazonie, à la recherche de tribus cannibales. Quelques mois plus tard, ils ne sont toujours pas revenus de leur expédition, et c'est un chercheur de l'université de New York qui ira enquêter sur leur sort.

Au travers de son périple dans la jungle, où l'on découvre avec une certaine appréhension l'hostilité du milieu naturel et les comportements sociaux étranges et violents des tribus autochtones, on est très vite confronté au décalage net entre notre monde civilisé et "ce monde".

La violence y est omniprésente, mais naturrelle, c'est le "survival of the fittest". Cette violence se poursuit durant tout le film, mais très vite on en vient à se poser des questions sur la nécessité de la violence - la violence gratuite et la violence rituelle, ainsi que la limite entre ces deux choses.

On ressort de ce film avec l'impression d'avoir été confronté à la fragilité de notre monde, et de notre existence individuelle. Le monde civilisé, isolé de la violence à laquelle la nature nous confronte, se repaît finalement d'images de violence qu'il recrée de toutes pièces, dans la télévision et le cinéma.

Nous oublions qu'il y a des abattoirs et ce que c'est que de voir un animal se faire décapiter, éventrer et manger. On ne voit qu'un bout de viande sous emballage, et encore, en le regardant, on préfère le voire cuit avec une bonne sauce par dessus.

Et durant tout le film, on ne peut s'empêcher de penser aux indigènes comme "eux" et "nous", une sorte d'humanité à deux vitesse : eux, à moitié humains, et nous qui venons contempler l'horreur de leurs comportements.

Au final, un film qui questionne le statut de l'homme occidental dans la fin des années 70, où l'économie a explosé et où on n'a jamais été aussi loin de la nature.

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last modified on September 27, 2005, at 03:35 PM

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